mardi 14 juillet 2009

Divan Orange

J'exposerai ce soir quelques toiles et dessins au Divan Orange dans le cadre du lancement de EP du groupe Absynthe, pour lequel j'ai réalisé la pochette. Venez faire un tour pour encourager cet excellent groupe, ainsi que moi-même!

Divan Orange
4234 St-Laurent

lundi 6 juillet 2009

Egotrip

Pour poursuivre cette auto-célébration de l'auteur qu'est le blog, j'ai décidé de créer une série d'images comportant des vérités sur moi-même... D'ailleurs, j'ai pris la résolution de créer plus, chaque semaine, même s'il s'agit de petites choses, et de poster le tout. Je commence avec trois collages faits-main comportant chacun d'insignifiants faits sur ma personne.

À suivre, avec intérêt malsain.








































jeudi 25 juin 2009

Nouvelles, morts et visuel

Je manque de temps pour écrire, pour réfléchir à mes dires futurs d'abord. Mais je prend quelques minutes pour parler de quelques petits trucs.

La prochaine version de mon site web sortira prochainement, partiellement en flash, avec du beau nouveau visuel pis toute. J'ai hâte de terminer tout ça!

Aussi, le site du salon de coiffure Chop Shop, que je réalise, sera opérationnel sous peu. En attendant, vous pouvez toujours aller voir le charmant splash screen en cliquant ici. J'y exposerai d'ailleurs quelques toiles et dessins du 5 juillet au 5 août. Plus d'info à venir là-dessus.

Et, vague nouvelle pour l'instant, je travaille présentement sur un projet conjoint avec la photographe et designer graphique Vinna Laudico alliant art, photographie, design et mode. Non, je ne peux en dire plus pour l'instant, mais ça viendra bientôt. Ce qu'il faut savoir, c'est que vos yeux vont saigner de joie le moment venu.

Ah et aussi... Trois vedettes sont mortes aujourd'hui. J'ai un soft spot pour Sky Saxon, étant un grand féru des Seeds et du rock de l'époque. Celui-ci disait, en mars dernier:

“Well, I think you could retire when you die. I don't, however, believe in death, so I guess I will retire when I leave my body. But I plan to continue writing and performing in heaven”

Belle vision des choses, je trouve. Aussi, Michael Jackson nous as quitté. Évidemment, tout le monde sait qu'il n'est pas réellement mort, mais bien qu'il a déménagé sur l'île habitée de John Lennon, JFK, Elvis et Tupac. Oui oui.

Ah oui, Farrah Fawcett. Elle est décédée, aussi.
C'est tout.

Voici une image du nouveau concept visuel de mon site, presque terminée.

À plus!

lundi 1 juin 2009

To the closest stranger

You never talk about the past, or about your parents. Never say a word about yourself, your absent sister or your beliefs. I don't know who you are, thus I can't know who I am.

Never once have we had a good conversation about your path, the obstacles you faced, and how you prevailed. To this day, I must have asked myself a million times how an artsy and colourful, cheerful young person could abandon all for its formal, formatted opposite. And never tell a loved one about choices and reasons.

I've dreamt for so long of dragging you out of this; to finally convince you to take this self-dedicated time off that you deserve. Life does not begin at fifty-five. It should be chased furiously until it ends in a pride-induced relieving sigh.

Be bold, take your chances. Leave it all, and just go. Come with me to Nepal, India, Thailand, Tibet. Wear what's available, there's no need for fancier dresses, and walk on the beach line. Look up to the sun, close your eyes and smile to yourself. Smile, for there is no tomorrow that you will not like. Then meet me for a tea, you seem to have so much to tell.

I would like to know you.
I would need to know why, and how.
But you don't have time to read this.

lundi 25 mai 2009

Absynthe

Réalisé pour le groupe montréalais Absynthe. Pochette avant et arrière du EP à paraître. Le lancement aura lieu au Divan Orange, et j'aurai le plaisir d'exposer quelques toiles et oeuvres diverses, précisions à venir!


















samedi 23 mai 2009

Pirandello, pas moi

(...)

-J'en ai une, me dit-elle. Une grande. Là, dans le tiroir sous l'armoire. Ayez l'obligeance de me la donner.

Le tiroir était, en effet, rempli de photographies, elle m'en montra un grand nombre, -anciennes et récentes.

-Toutes sont mortes, lui dis-je.

Elle se retourna brusquement et me regarda:

-Mortes?
-Aussi mortes qu'elles s'efforcent de paraître vivantes.
-Même celle-ci, qui sourit?
-Et celle-là, pensive; et celle-là, aux paupières baissées.
-Mais comment, mortes, puisque je suis vivante?
-Ah, vous, oui. Parce qu'en ce moment vous ne vous voyez pas. Mais devant votre miroir, dans l'acte de vous mirer, vous cessez de vivre.
-Et pourquoi?
-Parce qu'il vous faut suspendre un instant votre vie, pour vous voir vivre. Comme devant un appareil photographique. Vous vous figez dans une attitude; et se figer, c'est devenir statue pour un instant. La vie est en perpétuel mouvement, et on ne peut jamais s'arrêter pour se contempler.
-Alors, moi qui vis, je ne me suis jamais vue?
-Jamais telle que vous m'apparaissez. Mais l'image que je me fais de vous m'appartient en propre. Elle diffère certainement de la vôtre, peut-être aurez-vous entrevu la vôtre, -à peine, -sur quelque instantané photographique. Mais vous aurez sans doute éprouvé une surprise désagréable, ou même de la difficulté à reconnaître votre effigie, dans la décomposition du mouvement.
-C'est vrai!
-Vous ne pouvez vous connaître que figée: statue, non vivante. Quand on vit, on est occupé à vivre et l'on ne se voit pas. Se connaître, c'est mourir. Vous passez votre temps à vous contempler dans cette glace parce que vous ne vivez point. Vous ne savez, ou vous ne voulez pas vivre. Cherchant trop à vous connaître, vous oubliez de vivre.
-Mais pas du tout. Je ne peux jamais me tenir un instant immobile.
-Néanmoins vous cherchez toujours à vous voir. Au cours du moindre acte de votre vie. C'est comme si vous aviez toujours sous les yeux votre propre image, dans chacun de vos gestes, dans chacun de vos mouvements. Et c'est peut-être de là que provient votre état d'impatience perpétuelle; vous n'admettez pas que vos sentiments soient aveugles. Vous les forcez à ouvrir les yeux et à se regarder dans le miroir que vous leur tendez constamment. Et un sentiment qui se voit se pétrifie. Il est impossible de vivre devant un miroir. Gardez-vous de jamais prendre conscience de votre image: vous ne réussirez jamais à vous connaître telle que vous voient les autres. Et alors, qu'importe de se connaître pour soi seule? Vous en viendriez à ne plus même comprendre pourquoi l'Anna Rosa que vous renvoie votre miroir est forcément vous.

Elle resta longtemps perdue dans ses réflexions, les yeux fixes.

Je suis sûr qu'à la suite de ce discours, et après tout ce qu'elle savait déjà de l'angoisse où se débattait mon esprit, elle aussi, tout comme moi, eut la vision illimitée -et d'autant plus effrayante qu'elle est plus lucide, -de notre irrémédiable isolement. Chaque objet s'environnait de solitude. Et peut-être ne vit-elle plus de motif de se préoccuper de son visage, puisqu'elle-même, dans cette solitude, ne pourrait le voir vivre, alors que les autres, du dehors, lui prêtaient un aspect inconnu d'elle.

Tout son orgueil sombrait.

Voir les choses, et ignorer à jamais comment d'autres yeux les voient.

Parler pour ne pas s'entendre.

Il était désormais inutile d'avoir une valeur pour soi. Aucune vérité ne subsistait, puisqu'aucune chose en soi n'était vraie. Chacun la considérait comme telle, à sa manière, pour en peupler son désert, et pour donner une consistance quelquonque, jour par jour, à sa vie.

(...)

Extrait de: "Un, personne et cent mille" - Luigi Pirandello

lundi 11 mai 2009

Présence d'absence

Par absence de rêves, une affluence de trêves feront leur grandiose entrée ici, où l'on croyait encore au futur. Trêves de plaisanteries, au sens littéral autant que figuré, mais aussi d'aspirations à l'inspiration. Bien sûr, on les entendras, vos calembours salés ne servant que le dessein de ne plus y penser. Vouloir avancer, pas à pas, là où chacun devrait marcher, ne témoignera toujours que d'un entêtement à désirer l'impossible. Mais celui-ci étant une évidence absolue, atteindre le ciel semble aussi accessible que de le refuser. Je me verrais si bien ne viser qu'une cible se trouvant à proximité, et ensuite sentir sur mon cou la brise amer de ceux qui se transcendent. Il n'est ni question de l'éternel ego, ni d'une forme d'espoir finie. Seulement de ce mythique bonheur, qui hélas n'affiche plus ses couleurs sous forme profonde...

jeudi 7 mai 2009

DJ night


















**NOUVELLE SOIRÉE @ O'BAR!**

Avec:
SPEECHLESS
VON SNAKES

ENTRÉE GRATUITE
22h

O'BAR
5788 St-Laurent (coin Bernard)

Nouvelle soirée de la mort au O'BAR! Amenez vos amis, votre famille et votre agent de probation danser et faire le party sur du:

INDIE ROCK, POST-PUNK, NEW WAVE (cold wave, dark wave, neue deutsche welle, etc.), EARLY ELECTRO, ELECTRO-PUNK, SHOEGAZE, ROCK N' ROLL, OLD SCHOOL PUNK, FUNK, ETC.

///

**NEW BASH @ O'BAR!**

Hosted by:
SPEECHLESS
VON SNAKES

NO COVER
22h

O'BAR
5788 St-Laurent (corner of Bernard)

Be prepared to sweat, party and obviously dance with your hip entourage to those amazing music genres:

INDIE ROCK, POST-PUNK, NEW WAVE (cold wave, dark wave, neue deutsche welle, etc.), EARLY ELECTRO, ELECTRO-PUNK, SHOEGAZE, ROCK N' ROLL, OLD SCHOOL PUNK, FUNK, ETC.

///

Flyer by Von Snakes @ handcraftedsnakes.com & handcraftedsnakes.blogspot.com

dimanche 3 mai 2009

DJing


















Ce mercredi le 6 mai:

**The Kills/The Horrors unofficial after-party!**

Célébrons l'après-pestacle de The Horrors et The Kills comme les dieux de la débauche que nous sommes tous, bière d'une main et crotch de l'autre.

ENTRÉE GRATUITE
O'BAR
5788 St-Laurent

SPEECHLESS, VON SNAKES
et très probablement Satan seront présents pour vous faire danser sur du bon rock au sens large tel que:

Eagles of Death Metal, Devo, Yeah Yeah Yeah's, Duchess Says, The Stooges, The Strokes, These New Puritans, Indochine, New Order, The Horrors, The Presets, Nirvana, MGMT, Kap Bambino, Peaches, The Hives, Joy Division, Polysics, White Rabbits, We Are Wolves, Late of The Pier, Metronomy, David Bowie, DAF, Devo, The Cure, After The Fire, Der Plan, A Flock Of Seagulls, Gary Numan, Joy Division, Bauhaus, Virgin Prunes, New Order, Rational Youth, Cabaret Voltaire, Red Lorry Yellow Lorry, Gary Glitter, Falco, The Normal, Depeche Mode, Tears For Fears, Duran Duran, The Dirtbombs, Magazine, Kraftwerk, etc, etc, etc.

Allez jeunes lions, vous vous devez d'y être.

///

Wednesday may 6th:

**The Kills/The Horrors unofficial after-party!**

Come on over, sailors and dames, come on over. We found, once more, a great reason to party senselessly. The Kills/The Horrors unofficial after-party!

FREE ENTRY
O'BAR
5788 St-Laurent

SPEECHLESS, VON SNAKES
and definitely Satan will be providing ungodly large amounts of rock, such as:

Eagles of Death Metal, Devo, Yeah Yeah Yeah's, Duchess Says, The Stooges, The Strokes, These New Puritans, Indochine, New Order, The Horrors, The Presets, Nirvana, MGMT, Kap Bambino, Peaches, The Hives, Joy Division, Polysics, White Rabbits, We Are Wolves, Late of The Pier, Metronomy, David Bowie, DAF, Devo, The Cure, After The Fire, Der Plan, A Flock Of Seagulls, Gary Numan, Joy Division, Bauhaus, Virgin Prunes, New Order, Rational Youth, Cabaret Voltaire, Red Lorry Yellow Lorry, Gary Glitter, Falco, The Normal, Depeche Mode, Tears For Fears, Duran Duran, The Dirtbombs, Magazine, Kraftwerk, etc, etc, etc.

Roll your sleeves and hop on the debauchery train, lion cubs.

samedi 2 mai 2009

Québec-Montréal

I can see them.
The overexposed layers forming rapidly changing landscapes outside. A hundred miles per hour won't ever be fast enough to escape what has been left hanging behind. Closest to me lies a blurry, gray-ish asphalt road, that screams under repeated tire-inflicted blows. It sits directly over a second layer consisting of quietly gliding warehouses. Then even farther lies tomorrow, lying under endless rows of resurrecting trees; lying forever to whoever tries to grasp it carelessly. I see the horizon rushing towards me, trying to reach my hand without ever succeeding. But no one seems to bother, they blabber in tiny devices meant to contact other people, or read magazines. I guess that if no one looks, then it leaves the scenery open to interpretation. Like the tallest oak tree soundlessly falling in its forest.